L'interprofession des semences et plants
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Connaître la filière pour anticiper l'avenir

L’interprofession est un lieu d’échanges et de discussions entre tous les professionnels de la filière semences et plants. Au sein de la structure existent aussi des pôles spécifiques qui rendent des services aux différents métiers. Philippe Silhol est responsable du pôle Services collectifs et travaille plus particulièrement sur les études et les données statistiques. Il nous donne les clés de son service pour en comprendre les enjeux.

Pour Philippe Silhol, les données statistiques et des études fiables sont une aide précieuse pour la filière. Elles permettent aux entreprises de « s’informer sur le secteur, son potentiel et surtout de piloter leur activité dans un contexte changeant. » Ces informations sont aussi très souvent rendues publiques par l’intermédiaire du site internet de SEMAE. L’INSEE ou les différents ministères reprennent aussi certaines statistiques produites par l’interprofession pour leurs propres analyses.

Philippe Silhol, responsable du pôle Services collectifs de l’interprofession – © SEMAE / Marine Poma


Anticiper les besoins de connaissance

Le responsable du pôle connaît la rigueur que nécessite la collecte, la gestion et la diffusion des données. Il sait aussi que les chiffres sont très attendus par la filière.

« Les méthodologies sont très cadrées », explique-t-il. Les règles de l’INSEE en matière de secret statistique sont suivies pour ne pas dévoiler de données personnelles sur des niveaux géographiques très fins. De la même manière, Philippe Silhol connaît le caractère stratégique et confidentiel des données dévoilées par les entreprises du secteur : « les règles de déontologie sont claires, connues et respectées ».

Les personnes y travaillant, trois ingénieurs et une personne chargée des enquêtes, participent régulièrement aux réunions de sections. Cela permet de réfléchir aux propositions d’études prospectives. « C’est d’ailleurs l’un des grands enjeux du service. Il faut être à l’écoute de la demande pour identifier les besoins de la filière et anticiper » précise-t-il. L’objectif est une meilleure connaissance du futur sur des sujets aussi complexes que le changement climatique, l’environnement, la réduction des produits phytosanitaires, le bilan carbone, etc.


Des données pour mieux piloter ses activités

L’un des services proposés par le pôle Services collectifs concerne la production d’études et de données statistiques sur le secteur semences et plants. « Les études sont réalisées sur la base d’une demande en interne ou en externe. Elles concernent les préoccupations de la filière et des professionnels ».

Philippe Silhol cite l’exemple de l’enquête de structures réalisée tous les cinq ans : « Nous interrogeons les entreprises qui ont une activité de création variétale et de production de semences. Sont collectés des éléments comme le chiffre d’affaires par espèce, les types de métiers, les budgets recherche… ».

Ces enquêtes sont ensuite diffusées aux adhérents. Tous les ans, le service publie également une enquête sur les plans de production. Des enquêtes ponctuelles et prospectives viennent aussi compléter le panorama des tâches du service.



Une multitude de rapports statistiques

Des rapports statistiques sont émis régulièrement par l’interprofession. Ils viennent alimenter les informations présentes sur le site de SEMAE pour le public ou sont distribués par l’intermédiaire de newsletters aux professionnels. Certains rapports sont diffusés de manière annuelle, d’autres peuvent être émis mensuellement : « nous donnons les éléments clés de la campagne comme les surfaces mises en place par espèces, les quantités fabriquées par rapport à l’an dernier, les données importées et exportées ». Ces rapports sont particulièrement appréciés des professionnels. « Tous les six mois, nous faisons également une synthèse avec une analyse. Nous revenons ainsi sur les campagnes à deux moments stratégiques de l’année : pour les espèces semées en hiver et celles semées au printemps ».

Les journalistes reprennent souvent les rapports sur les données du commerce extérieur. Le secteur semences est tourné vers l’exportation. « Au global, la filière exporte plus en valeur que ce qu’elle ne commercialise en France » explique le responsable du pôle Services collectifs, qui reconnaît la performance de la filière. Il poursuit : « Quant à nos opérateurs, ils sont friands des études sur les échanges par grandes zones géographiques, cela leur permet aussi d’obtenir des informations sur le potentiel de certains pays et ainsi, mieux piloter leur activité. »

 

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Photo haut de page : © SEMAE / Paul Dutronc