L'interprofession des semences et plants
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Les rencontres du progrès génétique au champ

Le progrès génétique : une réponse aux défis de demain

Face aux défis climatiques, et aux nouvelles attentes sociales et environnementales, l’agriculture doit continuer d’évoluer rapidement.
Le progrès génétique, issu du travail de sélection variétale, constitue aujourd’hui un levier concret, mesurable et déjà à l’œuvre sur le terrain. 

Ce projet collectif vise à mieux comprendre, démontrer et partager ses bénéfices. 

Notre mission : Rendre ce progrès visible, expliquer ses bénéfices et montrer comment il accompagne chaque jour les agriculteurs vers une production plus durable. 

Pourquoi ce projet est essentiel ? 

Le secteur agricole est confronté à de profondes transformations : 

  • Des aléas climatiques plus fréquents et plus intenses (sècheresse, excès d’eau, gels tardifs, pics de chaleur…) 
  • Une réduction des produits phytosanitaires pour protéger les cultures  
  • Une nécessité forte de limiter l’impact environnemental  

Dans ce contexte, une question s’impose :
Comment produire mieux, avec moins d’intrants, et dans la durée ? 

Le progrès génétique apporte des leviers concrets et essentiels, mais reste encore trop peu connu ou compris. 

Le progrès génétique, c’est quoi concrètement ?  

Le progrès génétique correspond à l’amélioration continue des variétés végétales, grâce à la sélection et à l’innovation variétale année après année 

  • Plus de robustesse :  Des variétés plus résistantes à la pression des ravageurs (maladies, insectes, etc)
  • Plus de résilience : Une meilleure adaptation aux aléas climatiques
  • Plus d’efficience : Une optimisation des ressources (eau, azote,…) 
  • Plus de qualité : Une qualité adaptée aux besoins des filières et des consommateurs 

Créer une nouvelle variété demande du temps — 7 à 12 ans en moyenne — et mobilise une chaîne d’acteurs engagés. 

Derrière chaque semence, il y a une alliance entre science, recherche, technique et savoir-faire collectif.  

Un projet collectif au service de la filière 

À la demande de l’Association Générale des Producteurs de Blé et autres céréales (AGPB), l’Union Française des Semenciers (UFS) et Arvalis ont mis en place une expérimentation nationale dans le but de tester des variétés anciennes et modernes pour mettre en avant le progrès génétique réalisé par les sélectionneurs.  

Ces essais ont été rendus possible grâce à l’Association Nationale de la Meunerie Française (ANMF), au Comité Français de la Semoulerie Industrielle (CFSI), au Syndicat des industriels fabricants de pâtes alimentaires de France (SIFPAF), aux Malteurs de France et Brasseurs de France.  

SEMAE en tant qu’interprofession, porte la voix de la filière des semences et plants, qui joue un rôle stratégique dans la souveraineté alimentaire française et qui peut s’appuyer sur l’apport du progrès génétique pour relever les défis de l’agriculture et de l’alimentation.  

Une expérimentation nationale inédite 

Pour objectiver les apports du progrès génétique, un réseau d’essais a été déployé à l’échelle nationale. 

Les grands principes : 

  • 59 variétés étudiées  
  • Comparaison entre variétés anciennes (années 1980–2013) et modernes  
  • Plusieurs espèces : blé tendre, blé dur, triticale, orge d’hiver et de printemps  

Les critères analysés : 

  • La résistance aux maladies  
  • L’adaptation au changement climatique  
  • La qualité des grains et leurs performances technologiques, agronomiques et nutritionnelles 
  • Le rendement  

Ces essais sont conduits dans des conditions rigoureuses afin d’obtenir des résultats fiables, comparables et utiles à tous les acteurs. 

 

Ce que montrent les premiers enseignements 

Les résultats mettent en évidence des évolutions significatives : 

  • Une meilleure résistance aux maladies, réduisant le recours aux produits phytosanitaires  
  • Une adaptation accrue aux conditions climatiques  
  • Une qualité technologique optimisée pour les usages industriels  
  • Des rendements en hausse dans de nombreuses situations 

Le progrès génétique est le premier levier concret pour concilier performance, durabilité et qualité.

 

Un impact positif à tous les niveaux 

Pour l’Environnement  

Le progrès génétique permet de cultiver avec plus de précision : moins de produits phytosanitaires, une meilleure gestion de l’eau et de l’azote, et une adaptation concrète au réchauffement climatique. 

Pour notre Souveraineté Alimentaire  

Améliorer nos semences, c’est garantir notre capacité à produire sur nos territoires, et réduire notre dépendance aux importations. C’est la base de notre sécurité alimentaire. 

Pour l’Économie 

 La filière semences est un moteur de croissance avec 3,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires. C’est un secteur qui croit en l’avenir : 13 % de ce chiffre d’affaires est réinvesti chaque année en Recherche et Développement. 

Pour la Société  

C’est la promesse d’une alimentation durable et saine pour tous. Le progrès génétique crée de la valeur pour les agriculteurs tout en répondant aux exigences de transparence et de qualité des consommateurs. 

Notre priorité : rendre la recherche accessible à tous  

L’intérêt du progrès génétique doit être expliqué, décrypté et partagé avec ceux qui façonnent notre société.  

  • Les décideurs publics et élus : pour éclairer les choix politiques sur l’avenir de notre souveraineté alimentaire. 
  • Les acteurs du monde agricole : pour partager des solutions concrètes et immédiatement applicables dans les fermes. 
  • Les médias et le grand public : pour faire toute la lumière sur la réalité d’une agriculture moderne et innovante.  

« Continuer à innover en sélection variétale est indispensable. Ces avancées scientifiques, techniques et agronomiques demandent du temps, des compétences, des équipes engagées et des moyens durables. Soutenir les sélectionneurs et leur capacité d’investissement est donc essentiel pour préparer les variétés de demain. » Anne Tissot, responsable recherche en Céréales et protéagineux. 

Méthodologie de sélection et d’évaluation des variétés

Les variétés étudiées ont été sélectionnées à l’issue d’un travail collectif associant les experts d’Arvalis, de l’Union Française des Semenciers (UFS), du Comité Technique Permanent de la Sélection (CTPS), du Groupe d’Étude et de contrôle des Variétés Et des Semences (GEVES) ainsi que la recherche publique représentée par l’INRAE.

L’objectif était de constituer un panel représentatif de la diversité génétique historique tout en garantissant la pertinence agronomique des variétés retenues.

Sélection des variétés

Les variétés ont été réparties en deux catégories :

  • Variétés anciennes : variétés inscrites au catalogue avant 2013 inclus. Elles ont été sélectionnées principalement parmi les variétés ayant figuré au moins trois années parmi les dix variétés les plus multipliées selon les données publiées par SEMAE.
  • Variétés modernes : variétés inscrites au catalogue officiel à partir de 2014. Elles ont été sélectionnées principalement parmi les variétés-témoins utilisées par le CTPS visant à évaluer le rendement des variétés candidates à l’inscription au catalogue. D’autres variétés d’intérêt ont été intégrées par les experts pour leur performance dans les essais de post-inscription. Les variétés sont testées sur leur performance vis-à-vis du rendement, mais également vis-à-vis de leur résilience en condition non traité.

Le choix des variétés a également intégré plusieurs paramètres visant à assurer une représentation appropriée des variétés présentant un profil agronomique intéressant au titre de la présente étude, compte tenu notamment de leur débouché ou de leur spécificité régionale.

Contraintes de sélection

Certaines variétés identifiées n’ont pas pu être intégrées au dispositif expérimental en raison de plusieurs contraintes :

  • indisponibilité des semences,
  • non-germination des semences testées,
  • besoin de limiter le nombre de variétés du dispositif :
  • En raison du coût
  • Pour garantir les résultats statistiques (répétition des parcelles)

Évaluation des performances

Cette méthodologie permet de comparer des variétés issues de différentes périodes de sélection tout en s’appuyant sur un échantillon représentatif de la diversité génétique disponible et des enjeux agronomiques actuels.