L’intelligence artificielle révolutionne la création variétale
À l’occasion du Salon Innov’Agri, qui s’est tenu à Outarville du 2 au 4 septembre 2025, Semae, l’interprofession des semences et plants, a mis en lumière un outil inattendu mais déjà familier : l’intelligence artificielle (IA). Présente dans nos smartphones et nos assistants virtuels, elle trouve aujourd’hui sa place… dans les champs, au service des sélectionneurs et des agriculteurs.
L’IA : l’assistant du sélectionneur
« L’IA ne remplace pas le sélectionneur, elle l’assiste », rappelle Julien Binet, responsable du programme de sélection hybride de colza chez Bayer. Grâce à elle, les sélectionneurs peuvent analyser des milliers de données en quelques secondes, ce qui aurait demandé auparavant des années et des milliers de personnes. Chaque résultat d’essai dans un champ est désormais mis en perspective : la performance d’une variété n’est plus seulement observée, elle est expliquée et prédite selon le lieu, l’année, la micro-parcelle et le patrimoine génétique de la plante.
Concevoir la plante idéale avant même qu’elle n’existe
L’un des grands atouts de l’IA est la possibilité de partir de la plante souhaitée pour déterminer quels croisements réaliser. Rendement, résistance aux maladies, qualité de l’huile ou du grain : tout peut être anticipé grâce à la connaissance du génome et à la puissance de calcul. Cette approche inverse la méthode traditionnelle : au lieu de créer des milliers de variétés et de sélectionner les meilleures, l’on peut désormais simuler des plantes virtuelles et planifier précisément leur obtention. Le champ des possibles s’élargit, et le temps de création variétale est considérablement réduit.
Des outils connectés et précis
L’IA ne se limite pas aux modèles génétiques. Elle intervient aussi dans l’observation directe des plantes. Drones, capteurs LIDAR, cuvettes jaunes pour détecter les insectes… tous ces outils utilisent des algorithmes pour mesurer la biomasse, suivre la santé des cultures et caractériser l’environnement. Les données recueillies permettent d’affiner encore les modèles et d’optimiser la sélection variétale.
Un outil puissant, mais avec des limites
L’IA n’invente pas les données : elle ne peut prédire que ce qu’elle a appris. La qualité des informations et la sécurité des données sont essentielles pour garantir fiabilité et confidentialité, et pour préserver l’avantage concurrentiel des entreprises.
Au service des agriculteurs et des consommateurs
De la parcelle au jardin, du champ à l’assiette, l’IA accélère la création de variétés performantes et adaptées aux enjeux du climat, de la réglementation et des besoins alimentaires. À Innov’Agri, Semae a montré que l’intelligence artificielle est avant tout un levier d’innovation, un assistant précieux pour la filière agricole, et non une menace.
Pour en savoir plus, contactez : contact.centre@semae.fr
À propos de SEMAE
SEMAE, l’interprofession des semences et plants, représente l’ensemble des acteurs de la filière soit 61 fédérations et associations professionnelles. Elle les accompagne afin de leur permettre de répondre aux enjeux alimentaires, climatiques, économiques et sociétaux.
Au sein de SEMAE, la Direction de la qualité et du contrôle officiel des semences et plants est chargée de l’exécution des missions de service public et a la charge de faire appliquer les règlements techniques du ministère de l’Agriculture concernant la production, le contrôle et la certification des semences et des plants.
La filière semences et plants française est une filière d’excellence et compétitive avec un chiffre d’affaires qui s’élève à 3.9 Md€. La France est le 1er producteur européen (370.000 ha) et le 1er exportateur mondial de semences agricoles (1,3 Md€ de balance commerciale), hors légumes secs. Elle génère 11.000 emplois dans les entreprises de sélection et de production de semences.
Contacts :
Caroline HULMEL
Responsable des relations interprofessionnelles
SEMAE Centre
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Rosine DEPOIX
Chargée de relations presse
SEMAE
01 42 33 88 29
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