L'interprofession des semences et plants
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Concours national des jardins potagers : Palmarès 2025

03 février 2026

Chaque année, le Concours National des Jardins Potagers récompense des jardins potagers remarquables pour leur diversité végétale, les bonnes pratiques de jardinage, l’esthétique même du jardin et l’engagement passionné des jardiniers pour la culture d’un potager.

Ouvert à tous les jardiniers, ce rendez-vous annuel est organisé conjointement par l’Association Jardinot, la Société Nationale d’Horticulture de France (SNHF), SEMAE, (Interprofession des semences et plants) et la Fédération Nationale des Jardins Familiaux et Collectifs (FNJFC).

Notre jury d’experts, composé de représentants de ces mêmes organisations, a sillonné, durant toute la saison estivale, les routes de France pour découvrir les jardins des 26 finalistes issus d’une première sélection réalisée sur dossier. Ces visites ont été l’occasion de rencontrer et d’échanger avec des jardiniers passionnés et d’apprécier leur jardin afin d’établir, conformément au règlement du concours, la liste des lauréats dans chacune des catégories suivantes :

  • jardin potager privatif,
  • jardin potager dans un ensemble collectif de jardins (centre de jardins, jardins familiaux…),
  • jardin potager privatif situé dans un environnement paysager (demeure, château, grand parc…),
  • jardin potager à vocation pédagogique, réalisé sur une initiative individuelle ou avec la participation d’associations de jardiniers ou de sociétés d’horticulture,
  • jardins partagés, mis en place et cultivé au sein d’une entreprise ou par une association,
  • jardin potager thérapeutique.

Les membres de notre jury vous emmènent à la rencontre des grands prix de l’édition 2025 et de leurs potagers remarquables !

Le jardin potager privatif de André CATHERIN à Biziat dans l’Ain, est passé d’une terre agricole argileuse, à une terre de jardinage en une vingtaine d’années. André recherche la précocité en utilisant divers abris et des couches chaudes de matières organiques. Il utilise l’eau stockée dans les abris pour augmenter l’inertie thermique la nuit. Les différents ustensiles de jardinage sont stockés aux abords du jardin : feuilles de film, vieilles tuiles pour un abri temporaire pour le froid mais aussi pour une couverture rapide en prévision d’une averse grêligène attendue. Les besoins en eau des plantes sont réalisés à partir de grandes réserves d’eau de pluie issue de la couverture de la maison. Un bassin en forme de mare accueille l’eau à l’extérieur. Il a été rapidement colonisé par la faune et la flore habituelles. Le paillage des sols est pratiqué, ainsi que l’utilisation de feuilles de bambous, nombreux sur la parcelle, pour réduire la transpiration des plantes. Les plantations, se font toujours à partir de plants semés ou repiqués. Le temps d’occupation des sols est réduit et la gestion des plantes contre les bioagresseurs est plus facile.

Un jardin riche et généreux sur une dalle en béton, en plein cagnard, ouvert aux vents, c’est possible ! dans le potager de Fabienne VÖLLMY situé dans les jardins familiaux de la Parette à Marseille dans les Bouches-du-Rhône. Fabienne fait cohabiter beaucoup de plantes qui s’entraident, l’une protégeant l’autre. Elle recherche les espèces résistantes aux maladies et à la chaleur en profitant des échanges avec d’autres jardiniers et des envois de graines de sa sœur en Australie. Elle aime voir les animaux de son jardin : insectes butineurs et pollinisateurs, lézards dans un coin de pierres, oiseaux qui reviennent dans ce coin de verdure… Maintenant qu’elle sait cultiver, Fabienne aimerait bénéficier d’une surface plus grande. Elle vise l’autosuffisance en légumes, en particulier pour tout ce qui est rare (et donc cher) dans le commerce. Elle profite pleinement de sa production de légumes et de fruits, goûteux et bien mûrs à la cueillette. Elle apprécie beaucoup les contacts avec d’autres jardiniers et les échanges d’expériences que cela permet. Elle voudrait communiquer autour d’elle ses valeurs : protection du vivant, non au plastique et au gazon synthétique devant les cabanons, oui à l’entraide et à la connaissance des plantes.

Lorsque Isabelle RAIMBOURG reprend en 2014 le potager du Lycée agricole de Chambry au Mesnil-sur-Iton dans l’Eure, celui-ci est totalement en friche. A force de patience et d’organisation, elle va réussir à le transformer en un lieu riche en plantes aromatiques, médicinales, fleurs comestibles, fruits et légumes d’hier et d’aujourd’hui (435 variétés présentes). Isabelle coordonne le CREE (Centre de ressources et d’éducation à l’environnement) du lycée de Chambray et est épaulée par une équipe motivée et passionnée. Les lycéens des alentours viennent régulièrement pour suivre des ateliers pratiques, ainsi que des personnes âgées pour réveiller leurs sens olfactifs. Il est facile de repartir avec les graines des légumes observés. L’objectif est de sauvegarder le patrimoine végétal normand. Tout au long de la visite, de très nombreux panneaux décrivent précisément les variétés présentées et concourent pleinement à la pédagogie du lieu. A travers des QR Codes, le visiteur peut réaliser 3 jeux en autonomie avec l’application Activ’Mémoire.

Le potager Extraordinaire de Baptiste PIERRE à La-Roche-sur-Yon, en Vendée, situé à l’origine à la Mothe Achard,  s’implante sur le site de Beautour, ancienne demeure de Georges Durand, célèbre naturaliste et botaniste vendéen. Après de longs mois de travaux, il ouvre ses portes au public le 1er juillet 2023. Sur une surface de 7 hectares dont 10.000 m² consacrés au potager, le Potager Extraordinaire se laisse découvrir progressivement, espace après espace, après avoir traversé le bureau de Georges Durand, rempli de curiosités. La visite sous la conduite de Baptiste Pierre, directeur du conservatoire du Potager Extraordinaire et jardinier botaniste, est passionnante. C’est un véritable régal pour en savoir plus sur toutes les plantes alimentaires présentées avec moult anecdotes et histoires. Le jury est impressionné par la diversité des plantes présentées, la créativité du parcours, l’harmonie des aménagements et le soin apporté aux cultures. Pendant tout le parcours, Baptiste nous explique qu’il est en recherche permanente de nouvelles idées avec une démarche d’amélioration permanente pour ce lieu magique et fascinant.

Caroline LE FLOCH est la présidente de l’association des Jardiniers de la Forêt Nourricière à Villenave-d’Ornon en Gironde. Une maison de la culture verte ! Ce centre de jardins n’est pas seulement un lieu des bonnes pratiques du jardinage qui ne demandent d’ailleurs qu’à être diffusées, mais aussi d’apprentissage, de loisirs ou chacun, au travers de parcelles individuelles ou partagées peut exprimer, selon son identité et sa créativité. C’est ainsi que l’on peut y découvrir des légumes particuliers tels que cette cucurbitacée volubile originaire du Mexique appelée chayotte ou christophine, ainsi que cette malvacée originaire d’Afrique appelée gombo, ces choix de légumes étant le résultat d’un partage entre les jardiniers de cette « Maison de la culture verte » dont certains sont originaires des Antilles. C’est aussi cette très belle dynamique qui renforce le sentiment d’appartenance à la communauté et c’est dans cet esprit, qu’un bac surélevé accueille des personnes en fauteuil roulant. Le critère pédagogique est aussi présent. Ainsi, des enfants des écoles et dès l’âge de trois ans, sont initiés au jardinage ainsi qu’au nourrissage des oiseaux, passage qui reste pour eux un lieu obligé.

Inséré harmonieusement dans l’hôpital à l’initiative de Blandine JANKOWSKI, le Jardin des Mélisses au CHU de Saint-Etienne, dans le Pôle psychiatrique à Saint-Priest-en-Jarez dans la Loire, est situé dans un assez grand espace comprenant différentes zones. Le « jardin des Mélisses » est un potager très bien entretenu avec de petits secteurs consacrés à des « médiations » différentes :  potagères en bandes encadrées, certaines surélevées, aromatiques, serre, pergola, cabane. Le « jardin des Mélisses » est un potager très bien entretenu avec de petits secteurs consacrés à des « médiations » différentes. Toutes la zone est ouverte aux patients et aux soignants qui y circulent librement par de belles allées, des bancs permettent de s’y reposer et de contempler. Des tables avec bancs permettent de boire et manger à plusieurs. Deux zones ont été installées par des étudiants du Lycée agricole voisin sur des thèmes travaillés par eux. Compte tenu de la spécificité du lieu, les aspects de sécurité doivent être pris en compte (outils, plantes toxiques, …). De petits émaux très artistiques avec des textes très courts à la façon de « Haïku » décorent les planches entourant les cultures. Ces émaux comportent aussi des dessins créés par les patients.

CONCOURS NATIONAL DES JARDINS POTAGERS

 Les lauréats 2025


Concours organisé en partenariat avec CP Jardin (produits biologiques pour le jardin), la Fédération des Jardineries et Animaleries de France, l’entreprise PUBERT (Outils motorisés pour le potager) et l’Ordre National de Romarin.


Catégorie 1 Jardin potager privatif
GRAND PRIX   

André CATHERIN à Biziat dans l’AIN

En une vingtaine d’années, cette terre agricole argileuse est progressivement devenue une terre de jardinage. Aucune structure géométrique, mais nous marchons sur des planches ou des tuiles pour ne pas tasser le sol.

André recherche la précocité en utilisant divers abris en plastique et des couches chaudes de matières organiques, il utilise l’eau stockée dans les abris pour augmenter l’inertie thermique la nuit. Dans ses réflexions, le jardinier utilise toutes les sources d’informations ; les officielles et les autres. En fonction des résultats il retient où il élimine. Les différents ustensiles de jardinage sont stockés aux abords du jardin : feuilles de film, vieilles tuiles pour un abri temporaire pour le froid mais aussi pour une couverture rapide en prévision d’une averse grêligène attendue. Les besoins en eau des plantes sont réalisés à partir de grandes réserves d’eau de pluie issue de la couverture de la maison. Un bassin en forme de mare accueille l’eau à l’extérieur. Il a été rapidement colonisé par la faune et la flore habituelles. Le paillage des sols est pratiqué mais aussi la réduction de la transpiration des plantes en usant de feuilles de bambous nombreux sur la parcelle. Les plantations, se font toujours à partir de plants semés ou repiqués ; Le temps d’occupation des sols est réduit et la gestion des plantes contre les bioagresseurs est plus facile.

Depuis de nombreuses années, André construit des composteurs de différentes tailles en forme de tours avec des moyens d’irrigation spécifiques. Dans ces tours, il cultive principalement des fraisiers et des pommes de terre. Les palettes de bois indispensables à ces constructions sont des déchets industriels. Il anime des ateliers à l’aide de documents, de matériaux et d’outils.

La plupart des matériaux et produits utilisés, palettes, tuiles, réservoir d’eau, feuilles de films sont issus du troc et de la « récup » auprès d’entreprises et de particuliers.

Fils de maraîcher il a gardé le goût de l’observation des plantes cultivées, comme il le dit si bien : « J’ai toujours vécu dans un jardin en tant qu’observateur, puis très vite acteur car mon père nous motivait, mes frères et moi, en nous réservant un bout de terrain ou la récolte était notre argent de poche ».  Cette joie, il la retrouve tous les matins en faisant le tour de son jardin avec ses animaux en liberté : poules, chien, chat etc. !! André vise aussi l’autonomie alimentaire en fruits et légumes quelles que soient les rigueurs climatiques.

De sa carrière professorale, il est rompu à l’exercice de la pédagogie de transmission et des échanges. Le jardin reçoit chaque année de très nombreuses visites d’élèves d’école, de jardiniers amateurs et professionnels. Il diffuse aussi ses connaissances au travers d’écrits (revue les quatre saisons, jardin familial de France …)

Apprendre, essayer, cultiver, perfectionner, échanger, transmettre sont les maîtres-mots d’André Catherin.


Catégorie 2 Jardin potager dans un ensemble collectif de jardins
GRAND PRIX  

Fabienne VÖLLMY – Jardins familiaux de la Parette à MARSEILLE dans les BOUCHES-DU-RHONE

Un jardin riche et généreux sur une dalle en béton, en plein cagnard, ouvert aux vents, c’est possible !

Il fait chaud à Marseille ! Fabienne nous ouvre la porte de son petit jardin. 70 m2 dense de diversité et d’ombrage. Quel plaisir de passer sous la tonnelle rafraîchissante. Au-dessus de nos têtes, chayotte, concombre, maïs et hélianthus.

Puis on arrive devant le container de rangement, d’où partent 3 allées étroites. Il ne faut pas perdre de place ! Beaucoup de cultures en hauteur pour faire de l’ombre, portées par des structures en cannes de Provence récoltées sur les terrains tout proches. Les ombrières et les limites de parcelle sont toutes naturelles faites par des plantes grimpantes ou de la vigne.

A chacune des trois allées, ses carrés de culture et une incroyable diversité de plantes. Par exemple, sur la première allée : carré d’aromatiques avec shizo, estragon du Mexique, carré de légumes perpétuels : oignon, poireau, carré maïs et haricots, carré de tagètes et tomates grecques, carré de mélisse et citronnelle.

Fabienne fait cohabiter beaucoup de plantes qui s’entraident, l’une protégeant l’autre. Elle recherche les espèces résistantes aux maladies et à la chaleur en profitant des échanges avec d’autres jardiniers et des envois de graines de sa sœur en Australie. Elle aime voir les animaux de son jardin : insectes butineurs et pollinisateurs, lézards dans un coin de pierres, oiseaux qui reviennent dans ce coin de verdure… Cinq années de travail acharné pour transformer ce sol très peu épais (sur dalle) et constitué d’argile compacte et pierreuse, en sol cultivable.

Énormément d’apports de matière organique, broyat et compost qui mériteraient un peu de complément d’argile de surface pour éviter le dessèchement en créant un complexe argilo-humique. L’arrosage est bien pensé en goutte à goutte.

Maintenant qu’elle sait cultiver, Fabienne aimerait bénéficier d’une surface plus grande. Elle vise l’autosuffisance en légumes, en particulier pour tout ce qui est rare (et donc cher) dans le commerce. Elle profite pleinement de sa production de légumes et de fruits, goûteux et bien mûrs à la cueillette.

Elle apprécie beaucoup les contacts avec d’autres jardiniers et les échanges d’expériences que cela permet. Elle voudrait communiquer autours d’elle ses valeurs : protection du vivant, non au plastique et au gazon synthétique devant les cabanons, oui à l’entraide et à la connaissance des plantes.

Tout cela demande de l’énergie ! Fabienne n’en manque pas et elle nous explique : « Un jardin, c’est comme un enfant. Il faut s’en occuper tout le temps. Et si on le laisse un moment, on le retrouve tout échevelé ».


Catégorie 3 Jardin potager privatif dans un environnement paysager
GRAND PRIX

Isabelle RAIMBOURG – Lycée agricole de Chambray au MESNIL-SUR-ITON dans l’EURE

Isabelle nous accueille dans ce magnifique potager de 4.400 m² clos de murs du 19ème siècle qui jouxte le château de Chambray.
Lorsqu’elle reprend le potager en 2014, il est totalement en friche. A force de patience et d’organisation, elle va réussir à le transformer en un lieu riche en plantes aromatiques, médicinales, fleurs comestibles, fruits et légumes d’hier et d’aujourd’hui (435 variétés présentes). Isabelle coordonne le CREE (centre de ressources et d’éducation à l’environnement) du lycée de Chambray et est épaulée par une équipe motivée et passionnée.

Les lycéens des alentours viennent régulièrement pour suivre des ateliers pratiques, ainsi que des personnes âgées pour réveiller leurs sens olfactifs. Il est facile de repartir avec les graines des légumes observés. L’objectif est de sauvegarder le patrimoine végétal normand. Tout au long de la visite, de très nombreux panneaux décrivent précisément la variété observée et concourent pleinement à la pédagogie du lieu. A travers des QR Codes le visiteur peut réaliser 3 jeux en autonomie avec l’application Activ’Mémoire.

En cheminant sous l’arche des rosiers, l’on découvre les 8 parcelles bordées de petits fruits et de fleurs qui offrent un univers foisonnant et illustrent chaque thème choisi :

  • Cultures maraichères pour fournir en quantité les cuisines du lycée en légumes,
  • Cultures buttes en spirale pour accueillir les 3 sœurs, courge maïs haricots.
  • Cultures des légumes du centenaire du catalogue Vilmorin et expérimentation de nombreux légumes secs,
  • Parcelle des aromatiques condimentaires et salades,
  • Culture des fraisiers, choux de saint Saëns, céréales et engrais verts, embellis par la magnifique collection de dahlias de Coutances,
  • 4 Parcelles dédiées aux légumes normands répartis par département,
  • 2 serres tunnels, l’une dédiée à la culture des tomates et l’autre pour recevoir les groupes et ateliers.

Exposées sud, les anciennes serres en verre et châssis en brique offrent les conditions idéales pour les semis délicats et pour abriter de nombreuses plantes exotiques.
Les murs ceinturant le potager permettent de palisser 11 variétés de poiriers déjà installés et d’utiliser les cognassiers pour greffer de nouvelles variétés de pommes.
« La particularité de ce jardin potager est qu’il résulte à la fois d’un héritage historique, d’un travail collectif, de la volonté de transmettre des connaissances sur les plantes et le jardinage au naturel, et d’ouvrir ce magnifique site au plus grand nombre ».


Catégorie 4 Jardin potager à vocation pédagogique
GRAND PRIX

Baptiste PIERRE – Le Potager Extraordinaire à LA-ROCHE-SUR-YON en VENDEE

Un potager vraiment extraordinaire !

Le Potager Extraordinaire, situé à l’origine à la Mothe Achard,  s’implante sur le site de Beautour, ancienne demeure de Georges Durand, célèbre naturaliste et botaniste vendéen. Après de longs mois de travaux, il ouvre ses portes au public le 1er juillet 2023.

Sur une surface de 7 hectares dont 10.000 m² consacrés au potager, le Potager Extraordinaire se laisse découvrir progressivement, espace après espace, après avoir traversé le bureau de Georges Durand, rempli de curiosités. La visite sous la conduite de Baptiste Pierre, directeur du conservatoire du Potager Extraordinaire et jardinier botaniste, est passionnante. C’est un véritable régal pour en savoir plus sur toutes les plantes alimentaires présentées avec moult anecdotes et histoires.

La visite commence avec le bizarretum et la présentation de plantes étonnantes, se poursuit avec le potager expérimental qui illustre une diversité de techniques culturales avec les explications correspondantes, avant d’arriver au niveau de la bibliothèque potagère qui met en scène une magnifique collection de plus de 1.000 espèces et variétés de légumes. Impressionnants également, les deux grands tunnels qui nous entrainent dans l’univers des gourdes avec la dernière collection d’Europe de lagenaria (classée CCVS) et dans celui de la tomate avec plus de 500 variétés présentées.

A côté de ces tunnels, la vie érotique des plantes est l’occasion de découvrir le travail remarquable réalisé par le Conservatoire du Potager Extraordinaire pour maintenir des variétés en partenariat avec des jardiniers, des entreprises ou des agriculteurs.  Le parcours se termine avec le potager exotique et ses légumes originaires des différents continents et avec la superbe graineterie qui conserve un véritable trésor : une collection de 3.000 graines d’espèces et de variétés différentes.

Le jury est impressionné par la diversité des plantes présentées, la créativité du parcours, l’harmonie des aménagements et le soin apporté aux cultures. Pendant tout le parcours, Baptiste nous explique qu’il est en recherche permanente de nouvelles idées avec une démarche d’amélioration permanente pour ce lieu magique et fascinant.

Sur le plan pédagogique et éducatif, rien n’est laissé au hasard : étiquetage de toutes les plantes, accès à des informations complémentaires sur les végétaux via des QR-Codes, panneaux informatifs et explicatifs, jeux ludiques, bornes sonores en forme d’arrosoir,  ateliers pratiques, créatifs et de dégustation, visites guidées avec les jardiniers du parc… Tout est fait pour émerveiller et surprendre les visiteurs, petits et grands. Le Potager Extraordinaire propose également un programme d’éducation à l’environnement et à la culture scientifique spécialement conçu pour les scolaires.

A noter que le Potager Extraordinaire se démarque également par son fort engagement social, offrant des opportunités d’insertion à des individus en situation de fragilité professionnelle. Deux équipes de salariés, en parcours inclusif, ont la charge de la mise en place et de l’entretien du potager Extraordinaire ainsi que de l’activité de maraîchage qui produisent les plants et approvisionnent en légumes bio des restaurateurs et des commerces de proximité.

Bravo à Baptiste et à toute l’équipe du Potager Extraordinaire pour ce lieu merveilleux et enchanteur qui nous sensibilise à la préservation de la diversité végétale et nous éveille aux enjeux d’une alimentation durable.


Catégorie 5 Jardin potager partagé mis en place et cultivé au sein d’une entreprise ou par une association
GRAND PRIX

Caroline LE FLOCH – Les Jardiniers de la Forêt Nourricière à VILLENAVE-D’ORNON en GIRONDE

Une maison de la culture – verte

Si habituellement nos centres de jardins sont situés en périphérie des villes et fermés au public, nous nous retrouvons face à un sentiment très fort d’être en présence, certes à l’état de germe,  mais de ce qui pourrait être un nouveau concept.

Quelle est la situation actuelle ?

Sur ce terrain communal, le critère – lien social- est mis en exergue.

C’est ainsi que nous y avons perçu un remarquable lien associatif où l’accueil et le partage ont un sens profond, en un mot, celui de la solidarité.

Ce centre de jardins n’est pas seulement un lieu des bonnes pratiques du jardinage qui ne demandent d’ailleurs qu’à être diffusées, mais aussi d’apprentissage, de loisirs ou chacun, au travers de parcelles individuelles ou partagées peut exprimer, selon son identité, sa créativité. C’est ainsi que l’on peut y découvrir des légumes particuliers tels que cette cucurbitacée volubile originaire du Mexique appelée chayotte mais aussi « christophine », « chouchou » aux Antilles ou à la Réunion et aussi cette malvacée originaire d’Afrique appelée gombo, ces choix de légumes étant le résultat d’un partage entre les jardiniers de cette « Maison de la culture verte » dont certains sont originaires des Antilles.

C’est aussi cette très belle dynamique qui renforce le sentiment d’appartenance à la communauté et c’est dans cet esprit, qu’un bac surélevé accueille des personnes en fauteuil roulant.

Le critère pédagogique est aussi présent. Ainsi, des enfants des écoles et dès l’âge de trois ans, sont initiés au jardinage ainsi qu’au nourrissage des oiseaux, passage qui reste pour eux un lieu obligé.

Sur le plan technique, nous avons constaté à titre d’exemple que s’agissant du compost, la règle des trois bacs était parfaitement appliquée, avec en plus, un autre bac dédié aux toilettes sèches.

Pour l’anecdote, dans ce jardin sous biocontrôle, nous avons appris que gastéropodes et autres limaces étaient, la nuit, retirés à la main ! Quoi de plus naturel et efficace ?


Catégorie 6 – Jardin potager thérapeutique
GRAND PRIX

Blandine JANKOWSKI – Jardin des Mélisses – CHU de Saint-Etienne – Pôle psychiatrique à SAINT-PRIEST-EN-JAREZ dans la LOIRE

Ce jardin est un lieu bien particulier, il est situé dans le grand hôpital de Saint-Étienne, on y accède par l’entrée des bâtiments dédiés à la psychiatrie. Cette activité est membre de la FFJNS (Fédération Française Jardin Nature et Santé) qui rassemble des initiatives sur ces thèmes.

Inséré harmonieusement dans l’hôpital à l’initiative de Mme Blandine JANKOWSKI, le jardin potager est situé dans un assez grand espace comprenant différentes zones.

Le « jardin des Mélisses » est un potager très bien entretenu avec de petits secteurs consacrés à des « médiations » différentes : Potagères en bandes encadrées, certaines surélevées. – Aromatiques – Serre – Pergola – Cabane.

Toute la zone est ouverte aux patients et aux soignants qui y circulent librement par de belles allées, des bancs permettent de s’y reposer et de contempler. Des tables avec bancs permettent de boire et manger à plusieurs. Deux zones ont été installées par des étudiants du Lycée agricole voisin sur des thèmes travaillés par eux. Compte tenu de la spécificité du lieu, les aspects de sécurité doivent être pris en compte (outils, plantes toxiques, …). De petits émaux très artistiques avec des textes très courts à la façon de « Haïku » décorent les planches entourant les cultures. Ces émaux comportent aussi des dessins créés par les patients.

Les travaux techniques sont réalisés par les jardiniers de l’hôpital. Certains travaux d’entretien sont réalisés par des patients à leur demande (arrosage, désherbage, récoltes, …). Les récoltent sont utilisées soit directement à la cuisine du service, soit partagés et emportés par les patients lors de leurs permissions de sortie.

Tout cela fonctionne parfaitement grâce à une équipe de soignants très motivés.

De nombreuses médiations sont organisées avec les patients en petits groupes de quatre à cinq selon les pathologies, organisés par les médecins psychiatres spécialisés (dépressions, troubles bi polaires, schizophrénie, …) pour travailler les senteurs, le toucher, les odeurs, les goûts, …

Certains patients sont accueillis très rapidement dans ce jardin dès leur passage aux urgences avec des résultats très encourageants ce qui a amené le service médical à se tourner plus favorablement vers cette thérapie.

Les visites vers le public extérieur sont aussi organisées et différents projets pour améliorer et enrichir leurs médiations, notamment par des activités artistiques liées aux plantes sont aujourd’hui à l’étude.


Concours organisé en partenariat avec CP Jardin (produits biologiques pour le jardin), la Fédération des Jardineries et Animaleries de France, l’entreprise PUBERT (Outils motorisés pour le potager) et l’Ordre National de Romarin.


Le palmarès de l’édition 2025

Catégorie 1 : Jardin potager privatif

Grand Prix : André CATHERIN à Biziat (Ain)
Prix d’honneur : Jean ARIBAUD à Riols (Hérault)
1er Prix : Elisabeth ENTZINGER-LEMAIRE à Pontarlier (Doubs)
2ème Prix : Thomas ZUJEW à Volmerange-lès-Boulay (Moselle)
3ème Prix : Marie-Anne SANQUER-GERBAULT à Saint-Jean-de-la-Porte (Savoie)
Prix spécial Autonomie alimentaire : Adrien PERRIN à Saint-Marcel-l’Éclairé (Rhône)


Catégorie 2 : Jardin potager dans un ensemble collectif de jardins

Grand Prix : Fabienne VÖLLMY – Jardins familiaux de la Parette à Marseille (Bouches-du-Rhône)
1er Prix : Georges SABATIER – Jardins familiaux de Tours (Indre-et-Loire)
2ème Prix : Jean-Bernard JOUIN – Jardins familiaux de Reims à Bétheny (Marne)
Nominés : Evariste RATTINA et Cécile  GARNIER – Jardins familiaux de Wissous (Essonne)


Catégorie 3 : Jardin potager dans un environnement paysager

Grand Prix : Isabelle RAIMBOURG – Lycée agricole de Chambray au Mesnil-sur-Iton (Eure)
2ème Prix : Claude et Roger LASNIER à Auterive (Tarn-et-Garonne)
Prix d’encouragement : Philippe-Maurice DE BROGLIE – Château de Broglie (Eure)


Catégorie 4 : Jardin potager à vocation pédagogique

Grand Prix : Baptiste PIERRE – Le Potager Extraordinaire à La-Roche-sur-Yon (Vendée)
1er Prix : Alain HUBERT – Jardin école de la Société Régionale d’Horticulture de Clamart (Hauts-de-Seine)
2ème Prix :
Jean-Yves GUYARD et Nathalie BOUCHARD – Arboretum de Versailles -Chèvreloup à Le Chesnay-Rocquencourt (Yvelynes)
Prix spécial Forêt nourricière : Alexis de COURSON – Association Noisette à Chars (Val-d’Oise)


Catégorie 5 : Jardin potager partagé, mis en place et cultivé au sein d’une entreprise ou par une association

Grand Prix : Caroline LE FLOCH – Les jardiniers de la forêt nourricière à Villenave-d’Ornon (Gironde)
1er Prix : Céline RONFORT – Les Jardins de L’Abbaye – Association des Idées Plein la Terre        à Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine)
Prix spécial îlot de verdure en ville : Emile BÉVILLON à Saint-Etienne (Loire)
Prix d’encouragement : Christophe BICHON – Jardin partagé du Quartier de Nocaze à Montélimar (Drôme)


Catégorie 6 : Jardin potager thérapeutique

Grand Prix : Blandine JANKOWSKI – Jardin des Mélisses – CHU de St-Etienne – Pôle psychiatrique à Saint-Priest-en-Jarez (Loire)
1er Prix : Dorothée MACHILS- Foyer d’Accueil Médicalisé – La Maison d’Ulysse à Bullion (Yvelines)
2ème Prix : Thierry ARNOULD – Le jardin du Rouge-Gorge – Communauté religieuse Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine)


Renseignements complémentaires, coordonnées des lauréats et photos des  jardins primés :

JARDINOT: Secrétariat général : 09 80 80 12 82

SNHF : Dominique DAVIOT  : 01 44 39 78 78

SEMAE : Caroline PICHOT : 01 42 33 89 78

JARDINS FAMILIAUX ET COLLECTIFS : Secrétariat général : 01 45 40 40 45

Concours National des Jardins Potagers 2025

 

Un grand merci aux organisations, entreprises et éditeurs qui, cette année encore, ont richement doté notre concours !

Organisations :

  • JARDINOT : abonnement à la revue « La vie du jardin et des jardiniers »
  • SNHF (Société Nationale d’Horticulture de France) : organisation de la cérémonie, buffet et dossiers scientifiques pour les lauréats
  • SEMAE (l’interprofession des semences et plants) : ouvrage « Graines – Editions Plume de Carotte » pour les lauréats et des supports pédagogiques pour les lauréats de la catégorie N°4. Pour les affiches, les dépliants et autres supports de communication du concours.
  • FNJFC (Fédération Nationale des jardins familiaux et collectifs) : abonnement à la revue « Coin de Terre » et les panonceaux remis aux lauréats.

Sociétés :

Participation au financement

  • CP JARDIN et station météo pour les Grands Prix
  • JARDINERIES & ANIMALERIES DE FRANCE
  • PUBERT et bioculteur FAIRTILL® pour les Grands Prix

Ouvrages ou abonnement à des revues de jardinage

  • CATHERINE SECQ – La commissaire Bombarbier
  • EDITION ECOSOCIETE
  • EDITIONS DE BOREE
  • EDITIONS FRANCE AGRICOLE
  • EDITIONS QUAE
  • EDITIONS ULMER
  • RUSTICA
  • TERRE VIVANTE

Semences et plants

  • AGROSEMENS, LA SEMENCE BIO
  • CATROS GERAND / LES DOIGTS VERTS
  • GÉRARD MALLET
  • LA BOITE A GRAINES
  • LE POTAGER EXTRAORDINAIRE et invitations pour visiter le parc
  • SPG / CAILLARD
  • TRUFFAUT

Matériels et petits outils de jardinage 

  • BAHCO
  • ROMBERG
  • ROSTAING
  • Et TRUFFAUT : pour les sacs qui contiennent une partie de ces lots ainsi qu’un avocatier des neiges pour les Grand Prix

Merci aussi

  • à la Section « art floral » de la SNHF pour la décoration potagère et florale du pupitre,
  • au Domaine de la Petite Roche pour le Vin de Loire proposé au buffet

Concours organisé en partenariat avec CP Jardin (produits biologiques pour le jardin), la Fédération des Jardineries et Animaleries de France, l’entreprise PUBERT (Outils motorisés pour le potager) et l’Ordre National de Romarin.


Télécharger le dossier de presse