L'interprofession des semences et plants
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SEMAE, expertise et coopération à l'international

24 mars 2022

Des exportations françaises vers plus de 150 pays sur les 5 continents, dont l’excédent commercial dépasse le milliard d’euros

Depuis plus de trente ans, l’interprofession agricole française des semences et plants accompagne la filière à l’international, contribuant ainsi au développement de notre place dans le monde et ce, via deux axes :

  • la coopération bilatérale (SEMAE – pays tiers) ou multilatérale avec des associations continentales de semenciers, des organisations économiques régionales, et internationales des instances intergouvernementales…
  • l’appui aux exportateurs : en contact permanent avec les entreprises françaises exportatrices afin de répondre à leurs sollicitations sur des sujets divers tels que l’ouverture de nouveaux marchés, les évolutions réglementaires, et l’ensemble des barrières, non tarifaires dont celles d’ordre phytosanitaire…

En matière de coopération, SEMAE a soutenu la création d’un certain nombre d’associations nationales mais aussi la création de deux associations continentales : l’AFSTA sur le continent africain, et l’APSA pour la zone Asie-Pacifique.

SEMAE est actif dans les instances de gouvernance et les groupes de travail de ces deux organisations car nous sommes convaincus que le développement de secteurs privés nationaux et continentaux, notamment en matière de sélection, est bien sûr bénéfique pour les paysans et les agriculteurs des pays concernés, mais également pour nos opérateurs.

Destination des exportations française

Dans ces structurations de filière la question de la rémunération des sélectionneurs est majeure, c’est pourquoi l’interprofession s’est investie depuis longtemps dans l’accompagnement des pays afin qu’ils mettent en place un système de propriété intellectuelle sur les variétés végétales qui assure la rémunération des sélectionneurs tout en permettant l’accès de tous aux nouvelles variétés pour faire de la recherche et de la sélection. Nous considérons ainsi que le système créé et mis en œuvre au sein de l’Union pour la Protection des Obtentions Végétales (UPOV), est le système le plus équilibré entre les besoins des sélectionneurs et ceux des agriculteurs. Concrètement l’interprofession a soutenu l’adoption par l’OAPI (Organisation Africaine de Propriété Intellectuelle) d’un système de protection des obtentions végétales en 2006 et appuie sa mise en œuvre dans les 17 pays membres. SEMAE coopère aussi avec l’ARIPO qui est la même organisation pour les pays d’Afrique anglophone. Enfin, SEMAE participe à de nombreuses activités pour sensibiliser et accompagner les pays de la zone ASEAN (Association des Nations de l’Asie du Sud-Est) et a longtemps accompagné le Vietnam, membre de l’UPOV depuis maintenant plusieurs années.

Convaincu également de l’importance d’un bon système de contrôle de la qualité des semences, SEMAE apporte son appui aux pays qui souhaitent faire agréer leur système de contrôle et de certification par l’OCDE et par l’Union Européenne.

L’adhésion à ce système, en y ajoutant l’accréditation ISTA sur les analyses de semences, est le moyen le plus efficace de sécuriser les échanges de semences au niveau mondial. Or si la France est le premier exportateur mondial de semences agricoles, elle est également un très important importateur considérant que rien ne doit empêcher un paysan d’accéder aux meilleures variétés et aux meilleures semences.

Concernant l’appui aux exportateurs, il est clair que cet appui est indispensable dans une filière où les exportations représentent plus de la moitié du chiffre d’affaires des entreprises et donc également de la capacité d’investissement de cette filière.

Pourcentages et exportations en millions d'euros

C’est pourquoi SEMAE a des actions pour faire connaître les résultats de la sélection française mais surtout travaille avec les exportateurs sur la connaissance des marchés et les évolutions réglementaires. Dans ces dernières, la pandémie mondiale que nous venons de connaître, sous prétexte d’un légitime besoin de souveraineté alimentaire, a conduit de nombreux pays à accroître encore leurs barrières non tarifaires à la fois réglementaires et bien sûr phytosanitaires.

Sur le plan réglementaire, en dehors des interventions ponctuelles, l’interprofession participe à l’ensemble des groupes de travail mis en place par les associations semencières continentales et internationales aussi bien que dans des groupes de travail spécifiques de la FAO ou de la Banque Mondiale. Sur le plan phytosanitaire, SEMAE réalise une veille permanente sur les évolutions réglementaires et a créé une base de données interactive avec l’administration et l’ensemble des opérateurs.


 

Contact :

Rosine DEPOIX
Responsable des relations presse
01 42 33 88 29
rosine.depoix@semae.fr